Cet objet creux, aux parois minces, a la forme d’un dodécaèdre régulier d’un travail délicat. Chacun des 20 angles trièdres ou sommets, est couronné par un petit bouton plein, fondu avec l’ensemble : ces bouton ne sont pas tout à fait sphériques, mais légèrement pédiculés à la base et aplati au sommet, où ils mesurent un peu moins de 10 mm de diamètre.
Les
30 arrêtes du solide, - ou côtés des pentagones des faces, - mesurent 27 à 28
mm en moyenne ; l’épaisseur du métal, là où elle peut être mesurée, c’est
à dire près des orifices, varie de 1 à 3 mm.
La hauteur vrai – sans tenir compte des globules métalliques – autrement dit la longueur de la normale à deux faces opposés parallèles, oscille entre 59 et 62 mm; la hauteur apparente, petites boules comprises, est d’environ 76 mm.
Les
12 faces sont toutes forées, en leur centre, d’ouverture circulaire, toutes
différentes de grandeur, et comme découpées dans la tôle de bronze, sans aucune
trace de bourrelets à leurs bords.
Les 4 plus grandes, qui occupent deux faces contiguës et leurs symétriques sont entourées simplement d’un orle formé par 10 petit ronds profondément gravés, mesurant 5 mm de diamètre sut 1 mm d’épaisseur de trait, et centrés d’un menu cercle creux de 1 mm également.
Ces petit annules qui, du reste, existent uniformément en bordure de toutes les faces, sont disposées suivant un grande cercle de 31 mm de diamètre extérieur ; cinq d’entre ceux occupent le vide des angles vis-à-vis les boules, les cinq autres sont disposées entre les premiers, tout contre le milieu de chaque arrête.

41
(76) dodécaèdres décrits (1907) :
Ø
9 :
période romaine
Ø
3 :
4e siècle
Ø
Suisse :
6 (8)
Ø
l’Allemagne :
6 (18)
Ø
Les
Pays Bas : 2 (3) (l’un deux trouvé dans un terp de la Frise)
Ø
Angleterre :
4 (11)
Ø
l’Autriche :
1 (1)
Ø
Hongrie :
1
Ø
France :
21 (30)
Ø
Belgique :
0 (3)
Ø
Yougoslavie :
0 (1)
(..)
R. Nouwen (1993)
A
notre connaissance, il n’a été signalé jusqu’ici aucun de ces curieux objets
dans la reste de l’empire romain, notamment en Egypte, Grèce, Italie, Espagne.
Origine
germanique, et des dates assez peu antérieur à celles des grand
invasions ?
Travail
de fonte délicat et très soigné, qui ne pouvait se pratiquer qu’ à cire perdue.
Tout
dodécaèdres :
Il
y a (donc) toujours le même nombre de petits ronds identiques et disposés de
mêmes sur toutes les faces d’un même objet (sauf dans un seul cas).
Destinations
des dodécaèdres
1.
Pommeaux
de sceptres ou têtes de bâtons de commandement
2.
Têtes
de masses d’armes
3.
Garnitures
de goupillons
4.
Chandeliers
à calibres multiples
5.
Calibre
à mesurer
6.
Calibre
à flans monétaires
7.
Instrument
de jeu
8.
Boîte
à dés ou à billes de jeu
9.
Espèce
de biloqué
Résumé
En
pratiquant de très important élagages dans toutes les trop longues descriptions
et discussions de ce mémoire, quelque faits nouveaux semblent s’en
dégager :
1.
Inventaire
C’est la première fois qu’il a pu être groupé et comparé
un aussi grand nombre de dodécaèdre métalliques emboulés et ajourés.
2.
Aire
d’occupation
Dans l’état actuel des découvertes, la région où ils
paraissent avoir été cartonnés comprend le Centre, l’Est et le Nord-Est de
l’ancienne Gaule, et un peu le Sud de la Grande-Bretagne.
3.
Epoque
Tous les objets qui ont pu être datés approximativement
par les milieux des découvertes, remontent a l’époque impériale romaine ;
on en a trouvé notamment un certain nombre dans les camps antiques avoisinant
la Germanie. La découverte de Saint-Parize-le-Châtel (Nièvre), permet de préciser
mieux encore et d’affirmer qu’il étaient en usage au 4e siècle de
notre ère et même dans sa seconde moitié.
4.
Caractères
généraux identique ; détails accessoires différents
Ces instruments ont tous plus qu’un air de famille
frappant; l’uniformité de l’exécution et le genre de travail identique partout,
semblent les faire remonter à un même époque, au moins à une même école.
Néanmoins, ils différent tous entre eux par quelques particularités plus ou
moins importantes : poids, dimensions principales et grandeur de certain
détails accessoires, tel que boutons des angles, ouvertures, ornements de
faces, …
5.
Ornements
A de très rare exceptions près, les faces sont en effet
décorées d’ornement circulaire gravés, peu variés, qui rentrent dans deux seuls
types fort simples et ne peuvent être d’aucun secours pour distinguer nettement
entre eux les pentagones d’un même objet.
On y voit très généralement deux ouvertures
symétriquement placées et tranchant sur les autres par leurs grandes
dimensions ; elle seules sont dépourvues des circonférences incisées qu’on
voit les plus ordinairement sur les autres.
6.
Destination
Il semble qu’aucune des hypothèses émises jusqu’ici sur
l’usage auquel ces objets étaient destinés, n’apporte de solution
satisfaisante ; celle qui en fait un accessoire de jeu d’adresse de hasard
semble la moins invraisemblable.